Athènes – 30 juin 1986, lundi
En matinée, lever vers 7 h. Déjeuner à 7 h 30 et rendez-vous au Pirée vers 8 h 30. Comme hier, Hélène, notre guide accompagnatrice, doit parlementer avec les chauffeurs pour les payer. Ils sont ratoureux. Ils conduisent bien mais vite; en plus de faire des prouesses.
Courses à la Banque et au marché pour acheter vin, bière et autres rafraîchissants. Faute d’avoir le feu vert de l’inspecteur mécanicien, on ne peut partir avant 14 h de l’après-midi. Très bon dîner (salade et cerises). Hélène est très gentille avec nous.
On n’a pas encore monté les voiles, p.c. vent de face. Les filles se font bronzer. Les jumeaux Lapierre aussi.
Ici le vent est doux et chaud; la mer est tellement accueillante. Elle nous berce juste assez pour nous gâter sans nous rendre malade. On passe devant la piste de l’aéroport au pied des montagnes. Je ne sais pas encore comment elles s’appellent. Elles sont un peu argentées, usées et séchées par le soleil. C’est vrai qu’Athènes ou Athéna est bien placée. Le paysage est merveilleux. J’ai l’impression que tous les dieux et déesses de la mythologie sont postées sur les montagnes et nous saluent, chacun(e) à sa façon. Je comprends que les sirènes puissent chanter dans un tel paradis.
Le vent monte et ça brasse de plus en plus. Sieste jusqu’à 21 h. On arrive à Kéa. Souper au restaurant d’Aristos. Très bon. Bière et café en compagnie de Tanassis et de Paraskebas. Coucher sans dormir. Beaucoup de bruit sur le Zeus voisin jusqu’aux petites heures. Lever vers 7 h. Petit déjeuner et départ pour le village à 9 h. On monte en bus. Il y a des français « chiants » qui nous accompagnent. Visite du vieux « lion » qui date de 2000 ans avant J.C. Retour au bateau vers 11 h 30 et départ pour la baignade dans une charmante petite baie. On utilise le zodiac. C’est le bonheur parfait. L’eau est douce et le sable fin. On est seul. Retour au bateau et dîner. On mange du tourlou-bourlou … Départ pour l’ile de Tinos. Il faut naviguer 7 heures. En longeant Kéa on voit des formations géologiques bizarres. Comme des coulées de lave qui auraient travaillé ou subi des déformations avec le temps. Coucher pour me reposer un peu. Lever vers 19 h 30. Nous longeons Andros et Tinos à notre gauche. La mer est moins agitée qu’hier mais il y a du roulis quand même. Les îles sont magnifiques dans la « brume »; elles se marient très bien avec la mer. Elles sont comme parées d’une robe de mariée couleur gris-rose-brun avec quelques taches blanches.
Tinos – 1er juillet 1986, mardi, chaud et venteux
Arrivée à Tinos vers 20 h dans un endroit plutôt calme et peu touristique. Marche dans les montagnes (trottoirs pour chèvres). Souper sur le terrain de la taverne vers 21 h. Quel régal ! On mange du civet de lapin. Tout le monde y est, l’équipage compris. On chante et le capitaine danse excessivement bien. Le gros party : ouzo, bière, vin rouge et blanc.
Ensuite le party se poursuit sur le quai sur une musique d’Elton Jones et de Lionel Richie. Tanassos danse avec nous. Coucher très tard vers 3 h du matin sur le pont, sans matelas. Vers 4 h, le capitaine déménage le bateau parce qu’il donne contre le quai. Gros mal de bloc. J’ai le coeur qui me flotte dans le jus. Caramelle a perdu ses verre de contact hier soir. Elle était complètement partie.
Vers 11 h, départ en bus pour la visite des monastères. Vue splendide de l’île ! Je n’ai pas passé le test du monastère et dois enfiler des pantalons 2 fois trop grands pour moi. On a bien ri ! Dommage que notre visite fut si courte. Finalement on revient au quai assez tôt pour marcher, magasiner, écrire et manger. Cet après-midi, on va se baigner. Longue marche à pieds pour se rendre à la plage. On s’amuse bien. Belle plage de sable fin. Souper dans un superbe restaurant. On occupait une table d’honneur. Ensuite on va danser chez Georges, le super danseur grec. On a eu droit à de belles démonstrations de danses grecques, surtout par Georges le capitaine et d’autres jeunes. La musique américaine est plutôt ennuyante. Coucher tôt pour faire disparaître mon mal de tête. J’ai réussi à dormir quelques heures durant la nuit et ai presque tout récupéré.
Mikonos – 3 juillet 1986, jeudi chaud
Lever tôt e route pour Delos, l’île des ruines. Superbe visite qui a duré tout l’avant-midi. Ensuite on part dîner à Mikonos. Délicieuses fèves (grosses). Ensuite petites courses en ville et baignade à la plage avec les Lapierre. Je m’achète un bracelet (50 $) chez Ionnis. Merveilleuse Mikonos, chaude, venteuse, sèche, blanche. Une petite église à toit bleu.
Ville de joaillerie : or et argent, tapis, mosaïques et tapisseries, plutôt dispendieux mais tellement beaux. Pas un seul petit nuage. Ici les gens arrivent par traversier, par centaines, presqu’à toutes les heures. On recherche l’évasion, l’éclatement, la chaleur du soleil, la liberté quoi ! Pas question d’aller à la Paradise beach, de l’autre côté de l’Ile, car on repart demain matin. Si jamais je reviens en Grèce, je passerai sûrement une semaine à Mikonos.
Antiparos – 6 juillet 1986, dimanche
Nous longeons l’île de Paros, en face d’Ageria en empruntant le corridor qui sépare les 2 îles. Coucherons à Antiparos ce soir. L’île de Paros est assez grosse, très touristique. Il semble aussi y avoir des terres assez fertiles. D’ailleurs nous en voyons sur la côte. Malheureusement nous n’entrons pas dans l’île de Paros. Il y a des grottes, des châteaux vénitiens, des papillons, etc., des monastères. Nous visiterons plutôt Antiparos demain. Ce soir on va au village d’Antiparos. Arrivée vers 18 h. Village magnifique avec un vieux moulin à l’entrée. Marche sur la rue principale. Achat d’une chaine en argent et discobole en bronze. Souper dans la rue : brochette au porc délicieuse ! Il y a beaucoup de touristes, principalement des jeunes. Le monde est tout beau. J’aimerais tellement passer la soirée au village mais on doit rentrer en zodiac avec le capitaine. Coucher tôt vers minuit.